---
titre: "Traçabilité"
source: https://lockness-informatique.fr/methode/tracabilite
site: Lock.Ness
---

# Traçabilité

La traçabilité permet de relier une action sur les données à une identité, un moment et un contexte. Pour une PME, elle concerne autant les consultations ordinaires que les modifications, les exports, les suppressions et les opérations menées par des programmes. On la confond volontiers avec l'existence de journaux techniques, alors que ceux-ci peuvent être incomplets, dispersés ou illisibles pour l'entreprise. L'enjeu consiste à disposer d'éléments assez fiables pour comprendre une anomalie sans reconstruire les faits à partir de souvenirs.

## Ce que nous regardons

- Les événements enregistrés pour les lectures, créations, changements, extractions et effacements de données sensibles.
- L'identification effective des utilisateurs, administrateurs, prestataires, comptes partagés et traitements automatisés.
- La date, l'heure, l'origine et l'objet associés à chaque opération significative.
- La cohérence des horloges entre les postes, serveurs, équipements réseau et services hébergés.
- La durée de conservation des traces selon leur utilité, leur sensibilité et les besoins d'analyse de l'entreprise.
- Les protections contre la modification, l'effacement discret ou l'accès injustifié aux historiques.
- La méthode permettant de rapprocher plusieurs sources et de produire une chronologie compréhensible.

## Les écarts les plus courants

- Un compte générique est utilisé par plusieurs personnes ; le journal nomme le compte, mais ne permet plus d'attribuer l'action à son auteur.
- Le logiciel conserve les connexions sans noter les consultations, les exports ou les changements portant sur les fiches clients et les documents internes.
- Les historiques sont écrasés rapidement, précisément avant qu'une erreur ancienne, un départ ou une contestation ne conduise à les rechercher.
- Chaque outil affiche ses propres heures et formats ; l'enchaînement entre un courriel, une connexion distante et une modification devient difficile à établir.
- Les traces existent, mais aucune personne désignée ne sait les réunir, les interpréter et distinguer un usage normal d'une opération inhabituelle.

## Les cinq niveaux

| Niveau | Ce que cela décrit |
|---|---|
| 1 | Les actions restent anonymes ou sans historique exploitable ; l'entreprise dépend des déclarations des intervenants. |
| 2 | Quelques connexions sont consignées, mais les actes sur les données et les identités collectives échappent au suivi. |
| 3 | Les opérations principales sont horodatées et rattachées à des comptes nominatifs, avec des lacunes de conservation ou de rapprochement. |
| 4 | Les sources utiles sont centralisées, protégées et consultables selon une procédure d'analyse testée sur des cas concrets. |
| 5 | La chaîne d'attribution est démontrée lors de contrôles périodiques, du fait métier jusqu'aux traces techniques, malgré les changements d'outils. |

## La question à se poser

**Pourriez-vous reconstituer qui a fait quoi sur vos données, à quel moment, et jusqu'à quelle date antérieure vos traces permettent-elles de remonter ?**
